|
|
| |
du bénin à l'Égypte, La
conclusion
9
juin, 2007 - JOUR 725 |
|
| |
|
En
route pour le bénin
Nous nous apprêtons à quitter Ouagadougou, la capitale poubelle
du Burkina Faso, pour un safari-photo dans la savane du Bénin.
Pendant quatre jours, nous sillonnerons en camion les routes du
parc de la Pendjari à la recherche de ces gros mammifères que
nous retrouvons dans les reportages du National Geographic.
Nous préparons nos sacs à dos. Nous réduisons le poids de nos
bagages tout en étant bien certains de ne rien oublier. Tout y
est : jumelles, appareil photo, trépied, lentilles (zooms)
et
médicaments contre la malaria. Le matériel inutile est entreposé
chez nos voisins de chambre, deux québécois en mission
humanitaire.
Mercredi matin, le chauffeur de l’Agence-Tourisme
passe nous prendre à notre hôtel. Nous nous rendrons à la
frontière béninoise soit à l’extrémité sud-est du pays. Sept
heures de route nous séparent de notre destination. Nous passons
notre première nuit dans un hôtel pourvu de la plus grande
piscine de tout le Burkina Faso. À vrai dire, elle n’est pas
plus grande qu’une piscine municipale au Québec! Néanmoins, nous
sommes très heureux d’en profiter. |
|
|
|
Des réserves qui fondent
Depuis plusieurs semaines, la température est demeurée aux
alentours de 47 °C sans compter le facteur d’humidité. La chaleur
accablante et le manque de nourriture nous font perdre à chacun
18 livres. Comme si nous avions des réserves en trop! On espère
au moins conserver notre moelle osseuse! Patrick a perdu sa
ceinture, il attache donc ses pantalons avec un bout de ficelle.
Pour cette première nuit, nous dormons très peu. Nous nous
réveillons à l’occasion et nous nous franchissons sous la douche
d’eau tiède. |
|
Un TRISTE spectacle
Avant que le soleil ne se pointe à nouveau, nous reprenons la
route pour franchir le
poste frontalier. Sur le chemin, nous assistons de façon
impuissante à un triste spectacle, celui de la pauvreté extrême. Ça
fait déjà plusieurs semaines que nous vivons dans des conditions
difficiles. On croise des enfants qui ont à la main une boîte de
conserve. Tout ce qu’ils espèrent, c’est de croiser une personne
charitable qui leur versera quelques sous. On se sent surpassé
par les évènements. Un simple bout de pain est suffisant pour
leur redonner le sourire.
Une fois la frontière traversée et les formalités réglées, nous
parvenons finalement l’entrée du parc de la Pendjari. Les gardes
forestiers nous informent de l’état lamentable des pistes causé
par les dernières pluies. Il nous faudra être plus prudents pour
éviter l’enlisement. |

Un véhicule, une vache, un âne
et 26 passagers |
|
Se
sortir de l'embarras
La piste se gâte de plus en plus. Nous nous aventurons sur une
route recouverte de boue. Ça y est, nous sommes embourbés. Le
véhicule refuse de bouger. Plus nous tentons de manœuvrer, plus
nous nous enfonçons. Heureusement, notre guide est un homme
d’expérience et averti. Il transporte toujours des plaques de
sable qu’il glisse sous les roues. Après une heure d’effort, le
4x4 est enfin sorti.
Quelques minutes plus tard, nous constatons une fuite au niveau
du radiateur. Le moteur se met à surchauffer, mais notre guide
remédie rapidement au problème en jetant du tabac et de la gomme
à mâcher dans le
radiateur. Croyez-le ou non, ça
fonctionne! Le tabac et la gomme forment une pâte qui bouche la
fissure lorsqu'on y ajoute de l'eau.
La nuit tombe. Nous devons entrer immédiatement à l’hôtel du
parc. Personne n’est autorisé à circuler durant la noirceur. Il
y a des bêtes nocturnes et féroces, très féroces. Nous passerons
enfin la nuit à l’air conditionné. Le lendemain matin, nous
rencontrons un chercheur allemand qui a eu moins de chance que
nous. Comme nous, son camion s’est enfoncé dans la boue quelque
peu avant que la nuit tombe. Toutefois, un couple de lions est
arrivé sur les lieux. Pas question pour lui de sortir du
véhicule. Il a donc passé la nuit à les observer et à
« essayer » de dormir. |
|
Des
centaines de bêtes sauvages
Nous reprenons la route en ouvrant grand les yeux. C’est notre
dernière journée dans la réserve et nous n’avons toujours pas vu
d’éléphants de savane, le plus gros mammifère terrestre. À 5h30
du matin, le soleil se pointe à peine sur la plaine et la brume
se soulève tranquillement. C’est le meilleur moment pour
l’observation animalière. Nous croisons des dizaines
d’hippopotames.
Finalement, nos efforts sont récompensés. Nous apercevons trois
éléphants. Quelle sensation! Notre guide conduit pendant que
nous profitons de la vue sur le toit du camion quand tout à
coup, un troupeau d’une centaine de buffles nous coupe la route
et soulève un nuage de poussière. La terre se met à trembler.
Impressionnant!
C’est l’heure de rebrousser le chemin. Nous retournons à
Ouagadougou à la fois fatigués et très heureux de notre
aventure. Même si l’expérience nous a coûté une partie
considérable de nos économies, elle vaut la peine d’être vécue.
|
|

Lasers et lumières
sur les pyramides |
Deux semaines en Égypte
À la demande de Caroline qui ne voulait pas quitter l’Afrique
sans avoir vu l’Égypte, nous y passons 2 semaines. Nous n’avons
pas l’habitude d’explorer en si peu de temps un pays et de nous
en tenir qu’aux circuits touristiques. Malheureusement, nous
sommes constamment harcelés par tous ces vendeurs, faux guides,
restaurateurs, hôteliers… arrêtons ici, la liste est trop
longue. |
|
Nous visitons le Caire avec ces fameuses pyramides que nous
apprécions sous les projecteurs d’un spectacle de son et
lumière. Nous naviguons sur le Nil et nous explorons les
tombeaux et le palais de rois. Pour la première fois, nous
sommes déçus de nos échanges avec la population. Toutefois, nous
nous sentons responsables de ne pas prendre le temps nécessaire
pour connaître les vrais Égyptiens, ceux qui vivent hors de ces
sentiers battus. |

Voilier sur le Nil |
|
Nous faisons une brève escale en France, dans la région de
Poitiers, afin de rencontrer une compagnie spécialisée dans la
photo aérienne. Patrick, qui s’est découvert une véritable
passion pour l’image, aimerait bien faire de cette passion un
métier. |
 |
Le grand retour
Le 9 juin, c’est le grand retour au pays. Nous sommes
revenus parmi nos familles et nos amis. Ils nous ont
tant manqué pendant ces derniers mois. Nous sommes
heureux et pas peu fiers de notre expérience. Elle
restera à tout jamais gravée dans notre mémoire et nos
cœurs. Nous avons fait des centaines de rencontres et
nous avons exploré des coins de pays exceptionnels. Nous
ne reverrons jamais tous ces personnages qui font
maintenant partie d’une histoire fabuleuse et véritable,
mais elles occuperont toujours nos souvenirs. |
Aujourd’hui, nous tentons de nous servir de cette aventure afin
de nous guider au quotidien. Patrick est présentement à la
réalisation d’ateliers-conférences sur le voyage et le travail à
l’étranger. Ces conférences visent les jeunes de 16 à 35 ans.
L’objectif est de donner aux futurs globe-trotters tous les
outils nécessaires à la réalisation de leurs rêves. Le tout sera
accompagné d’une exposition photo itinérante sur les plus belles
images de notre aventure. Caroline, quant à elle, recherche de
l’emploi dans son domaine d’études, la biologie. Elle aimerait
enseigner afin de pouvoir transmettre son amour de la vie.
Nous comptons éditer un livre sur nos aventures, offrir la
possibilité aux gens de se procurer des photographies du périple
et présenter une conférence sur ces 725 jours de voyage. Nous
vous informerons des développements. |
|
Le mot de la fin
Merci de nous avoir été aussi fidèles. Nous espérons que la
lecture de notre histoire aura contribué à puiser la motivation
nécessaire à l’atteinte de vos objectifs et à vivre pleinement
le moment présent, car après tout… nous sommes tous et chacun
responsables de notre bonheur. |
|
|
|
« Le rêve ne doit pas rester dans votre tête, il doit se
vivre. » |
|
|
|
|
|
|
PUBLICITÉS |
|
|
|
|
|