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Premiers répondants sur le
55e
parallèle
COLOMBIE-BRITANNIQUE,
30 SEPT. 2006 - JOUR 535 |
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Première neige |
La première neige
Le 15 septembre 2006, nous goûtons
aux premiers flocons de neige qui s’accumulent sur le sol pour
former le premier manteau blanc. Ici, sur le 55e parallèle en
Colombie-Britannique, on dirait que dame nature a oublié une
saison. Hé ho! Ma p’tite dame et l’automne vous en faites quoi?
En deux jours seulement, nous sommes passés d’une température
de 24 °C au point de congélation. Les nuits s’allongent de plus
en plus. Wow! Déjà l’hiver qui veut faire sa place! |
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Nous sommes en plein cœur de la
forêt et à des kilomètres de la ville la plus proche. Qu’est-ce
qui nous attire dans cette région nordique? Et bien… c’est le
travail. Depuis la mi-juin, nous travaillons en tant que premiers
répondants sur les chantiers de forage pétrolier. C’est un
travail qui nous plaît, mais qui nous coupe aussi du monde
extérieur. Voici donc une page de notre journal de bord qui vous
raconte les moments vécus au cœur de cette nature sauvage
dérangée par l’exploitation pétrolière. |

Caribous des bois |
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Chantier de forage |
Sur le chantier de pétrole
En attente 24h / 24h, nous demeurons en permanence sur le
chantier où nous passons la majeure partie de notre temps dans
notre maison mobile rustique, appelée en anglais « shack ».
L’électricité, fournie par trois énormes génératrices, sert
principalement à alimenter le chantier de forage où une
quinzaine d’hommes s’affairent quotidiennement à creuser un trou
pouvant aller jusqu’à 4,5 km de profondeur. De l’eau potable
nous est livrée tous les 3 jours par camion-citerne.
Les deux heures de route qui nous séparent de l’hôpital le plus
proche peuvent devenir un facteur de stress pour nous.
Heureusement, les cas nécessitant un transport rapide aux soins
spécialisés d’urgence sont rares. |
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Si un jour l’un de ses cas arrivait,
le patient devrait être transporté à l’hôpital de Fort
St John en hélicoptère afin de sauver de précieuses
minutes. Jusqu’à aujourd’hui, nous avons eu à traiter que
des blessures mineures, telles une cheville foulée et
une côte fêlée. Un seul cas aura demandé une évacuation
par ambulance après qu’un homme, se situant sur un
chantier de coupe à bois, ait reçu un billot en plein
ventre.
Hommes au travail |
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L’accès à Internet et à la télévision par
satellite nous embellit drôlement la vie. Nous en profitons
également pour nous adonner à nos loisirs préférés. Caroline
entreprend un cours universitaire à distance sur la biologie du
comportement tandis que Patrick améliore sa technique
photographique. Nous planifions aussi la prochaine étape de
notre aventure, l’Afrique. Nous comptons enseigner le français,
les sciences et la photo aux enfants du Sénégal et de l’île de
Madagascar. Ce continent n’est aujourd’hui qu’un grand mystère à
nos yeux et nous sommes impatients d’aller à sa rencontre. |

Patrick dans son camp |
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Patrick et Caroline |
Un peu de répit
Lors de nos derniers jours de congé, nous en avons profité pour
aller nous balader sur l’autoroute de l’Alaska jusqu’à 200 km du
Yukon. Un safari de 1600 km, d’une durée de 3 jours, pendant
lesquels nous observons une trentaine de caribous, une
cinquantaine de bisons, des chèvres de montagnes, des orignaux,
des ours noirs, des wapitis et une dizaine de chevreuils. Cette
partie du pays est très peu peuplée. |
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Vaut mieux remplir le réservoir
d’essence dès que l’on peut et faire provision de nourriture
parce qu’il n’est pas rare que des stations-service ou des
restaurants jadis ouverts soit désormais fermés.
Nous nous
arrêtons le long de la route pour nous baigner dans des sources
thermales du Parc provincial de Liard River. L’eau du bassin est
à une température de 49 °C. Les gens viennent ici à longueur
d’année pour y faire trempette. C’est le point le plus au nord
où nous avons déposé les pieds. |

Aurore boréale |
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Et après le travail?
Une autre étape pour laquelle nous sommes impatients est celle de
retrouver la famille pour le temps des Fêtes. Nous comptons
passer un mois au Québec avant de partir pour l’Afrique à la fin
janvier 2007 pour une période d’un an. Cela fera 9 mois que nous
n’aurons pas vu nos proches. |
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