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LE MEXIQUE, 15 SEPTEMBRE 2005 |
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Mont Rainier, 4392m Washington,
États-Unis |
De l'Ouest canadien à la
grande ville de Mexico
Après une nuit d'insomnie, nous quittons par avion la ville
de Prince George située au nord de la Colombie Britannique. 4800
km, huit heures de vols et trois escales plus tard nous
atterrissons dans la grande ville de Mexico. Tout au long du
vol, nous admirons des paysages montagneux incroyables. De nuit,
nous observons la lumière qui se dégage des grandes villes. Les
neiges éternelles et le couché de soleil aux couleurs de feu
rendent la vue presque irréelle. La fatigue nous gagne et
partout où nous le pouvons, sur les bancs des aéroports et dans
les avions, nous nous endormons. Une fois à la ville de Mexico,
de l'aéroport nous empruntons le métro bondé de gens qui se
rendent au travail, pour nous rendre à notre hôtel. Le métro de
Mexico est le moins dispendieux au monde. Il ne coûte que 20
cents canadiens! Nos gros sacs à dos gênent nos mouvements et
nous devons doubler de vigilance pour éviter le vol. |
18 000 0000 d'habitants
Nous qui avons grandi dans une ville d'environ 15 000
habitants, c'est le choc. 18 millions de personnes vivent ici
dans la ville Mexico, soit neuf fois la ville de Montréal. Nous
prenons une petite chambre dans un hôtel situé au coeur du
centre historique de la ville. Des vendeurs sont installés
partout dans les rues. Ils se débrouillent avec ce qu'il
peuvent. L'endroit et le trafic sont un peu chaotiques, mais
nous nous attendions à pire. Les gens sont sympathiques et les
vendeurs ne nous talonnent pas trop, mais il faut les
comprendre, car pour plusieurs il s'agit d'une question de
survie. Il y a des policiers sur presque tous les coins de rues,
mais la corruption qui règne dans le pays nous amène à nous
méfier d'eux. Nous passerons 8 jours à explorer la ville et à
marcher dans cette jungle humaine. |

Rue du centre historique
de la ville de Mexico |
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Touchés au coeur
470 km au sud de la ville de Mexico, nous mettons les pieds dans
la ville de Oaxaca. L'endroit est superbe et une atmosphère
détendue y règne. Tous les jours, la musique mexicaine résonne
sur la place centrale de la ville. Face à la cathédrale de
Oaxaca, les enfants s'amusent à lancer de longs sacs
cylindriques emplis d'air. Nous assistons à un spectacle de
danse donné par des enfants de la place. Nous les admirons faire
leurs pas de danse pendant deux heures. À la toute fin, une
petite fille s'avance avec le sourire et remet à Caroline
l'ananas avec lequel elle a fait son dernier numéro. Cela ne
faisait pas partie du spectacle. Nous avons été surpris et
touchés de sa gentillesse à un point tel que les mots ont manqué
pour la remercier adéquatement. |
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Les temples
de Monte Albán
Perchés sur une colline artificielle à 11 km de la ville de
Oaxaca, des pyramides, des temples, des passages souterrains, un
observatoire et un jeu de balle furent découverts. Le lieu
a été occupé depuis 10 siècles av. J.-C. par la civilisation
zapotèque qui atteignit probablement 25 000 habitants. Des
sacrifices humains auraient été pratiqués. |
Une route tortueuse
Nous empruntons, une fois de plus, l'autobus pour nous
rendre sur la côte ouest mexicaine. Tandis que la majorité des
touristes empruntent l'autobus de première classe, nous en
profitons pour sauter dans celle de deuxième classe. Moins
chère, elle nous permet de nous mélanger à la
population locale. Sept heures de routes extrêmement tortueuses
nous attendent. Patrick passera à deux doigts de vomir tandis
que Caroline achètera des sucettes glacées pour soulager les
étourdissements. |

Crue des eaux, Mazunte |

Port, Puerto Escondido |

Falaise dorée, Mazunte |
Plage et surf
Ainsi nous traversons la chaîne de
montagnes Sierra Madre del Sur pour nous rendre à Puerto
Escondido qui est à la fois un port de pêche et un lieu
touristique. Bien avant que les route pavées s'y rendent,
l'endroit était connu pour ses immenses vagues. La plage de
Zicatela se classe troisième au niveau mondial pour le surf.
Seuls l'Australie et Hawaii occupent les deux premières
positions. Nous plantons également la tente dans la petite
communauté de 400 villageois de Mazunte. Nous préférons dormir entourés de notre matériel plutôt
que dans des lits qui ont été partagés par des centaines de
personnes. Les campings se font rares au Mexique. Certains
hôtels et auberges permettent de nous installer ainsi et nous
leur confions nos objets de valeurs. En plein jour, la chaleur
et l'humidité deviennent insupportables à un point tel que nous
évitons de pointer notre nez sous le soleil.
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