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AU COEUR DE LA JUNGLE, COSTA RICA,
15 JANVIER 2006 - JOUR 319 |
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60 jours dans la jungle
Le « Proyecto Zamia », situé à Playa Cacao au sud-ouest du Costa
Rica, est un coin de paradis dans la jungle. Plusieurs fois par
jour, nous pouvons assister aux différents spectacles que la
nature nous offre : cris d’un groupe de singes hurleurs, vol d'un
papillon morpho avec ses ailes bleues métalliques, couleurs
flamboyantes du toucan et couchers de soleil surplombant la mer
soir. Cela peut sembler trop poétique, mais c'est notre quotidien. L’endroit est inspirant et notre
esprit devient créateur. |

Vue sur le Golfe Dulce |
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Déguster son rhum brun à la
chandelle |
PERCHÉS DANS LA COLLINE
Notre cabane, appelée « rancho » en espagnol, ne possède pas de murs.
Seul un toit de tôle et de feuilles de palmiers nous protège de
la pluie. Nous y avons installé notre tente dans l’entre toit
pour nous protéger des moustiques. Nous ne n’avons pas
d’électricité. Nous cuisinons à l’aide d’un petit poêle au
propane et nous nous éclairons à la lampe frontale et à la
chandelle. Nous buvons l’eau de source qui provient de la
montagne. La tapisserie de notre salle de bain est la vue sur la
mer. |
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De temps à
autre, nous retournons au village de Golfito pour refaire nos
provisions, communiquer avec nos proches et lire vos messages
qui sont chaque fois une récompense. Pour parvenir à
la civilisation, nous devons marcher vingt minutes et prendre un
petit bateau (20 min) qui traverse de l’autre côté de la
baie. |

Situation de notre cabane |
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FAIRE SES DEVOIRS
Nous avons eu récemment la visite d’une douzaine d’étudiants de
la technique policière du Cégep FX-Garneau. Ils sont venus
donner un coup de main au projet Zamia. Cette année, ils ont
amélioré l’aménagement des sentiers et restauré un bâtiment
sanitaire. L’atmosphère énergisante dégagée par le groupe rend
ce lieu bien tranquille après leur passage. Ils ont bien
apprécié leur expérience et pourront tous, sans exception,
ajouter ces moments dans leur tiroir de beaux souvenirs. Le
groupe a été supervisé par Marco Chavez, propriétaire des lieux.
Il vit maintenant au Québec. Il a vécu huit ans sur ce lopin de
terre durant ces études universitaires au Costa Rica. Nous
pouvons facilement lire dans ses yeux la valeur que représente
cet endroit pou lui. Merci Marco de partager ce lieu avec nous. |
CROCODILE DUNDEE
Ici, en haut de la montagne, nous ne sommes pas totalement
seuls. Il y a Don Alvaro. Cet ancien chercheur d’or connaît bien
la jungle et prend plaisir à nous enseigner ce qu’il y connaît.
Il nous fait penser au fameux personnage de Crocodile Dundee,
version Costa Rica. Nous pouvons remarquer que son petit orteil
droit a été cassé, sans être replacé… Pas étonnant que cet
accident soit arrivé, car il se promène toujours pieds nus. Il
protège l’endroit et empêche la jungle d’étouffer tout le
travail qui a été fait ici. À soixante-six ans, il est pour nous
un exemple d’homme paisible et en santé. |
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Famille de Caroline réunie |
Nous retrouvons la famille de Caroline
27 décembre, il est 6h30 du matin lorsque nous embarquons dans
l’autobus qui nous conduit à la frontière du Panama. Pour la
première fois depuis dix mois, nous allons à la rencontre de la
famille. Nous avons des papillons dans l’estomac. Nous avons
hâte de les serrer dans nos bras. Nous avons tellement de choses
à raconter et à nous laisser raconter. Après une bonne heure
passée à la douane à tournoyer comme des poules pas de tête pour
régler les papiers, nous sautons dans le prochain bus. Au total,
huit heures de route nous séparent d’eux. |
| Arrivés,
nous entrons dans l’hôtel accompagnés d’un gardien de
sécurité qui nous conduit à la salle de réception. Ça y est! Nous voyons Monique
et Bruno, les parents de Caroline, assieds sur un sofa. Ils attendaient avec
impatience notre arrivée. Tout de suite, nous nous
empressons de nous serrer dans nos bras et de nous
assurer que tout le monde se porte bien. C’est au tour
de Mathieu, le frère de Caroline, de son oncle, de sa
tante et de son cousin, de venir à notre rencontre. Nous
passons six jours en leur compagnie. À défaut d’avoir
passé Noël loin des nôtres, nous pourrons au moins fêter
le Nouvel An en famille. |

Feux d'artifices pour
le Nouvel An |
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À venir
Nous pensons aussi beaucoup à la famille de Patrick qui est
toujours au Québec. Depuis notre départ, deux petits êtres ont
vu le jour. Nous avons hâte de les voir tous. Au mois de mars,
nous retournerons au Québec pour un mois afin de
revoir nos proches, nos amis et de régler quelques aspects
techniques du voyage. Ensuite, nous travaillerons probablement
en Colombie-Britannique pour refaire les fonds monétaires pour
entreprendre la suite du voyage. Mais d’ici là, nous resterons
ici pour profiter de la tranquillité des lieux, pour
photographier la nature et avancer ce qui a été entrepris par
les étudiants.
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